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Musée des Arts Forains

Bonjour à toutes et à tous,

Le temps que nous avons est digne d’un temps de Noël! Cela m’a rappelé que je n’avais pas posté d’article depuis longtemps et que si j’attendais encore, l’article d’aujourd’hui serait vraiment hors saison…

J’ai eu enfin l’occasion de visiter le Musée des Arts Forains (près de Bercy Village à Paris) grâce à la sortie de Noël de steampunk-fr et de la société des Libellules.

Voici un échantillon de ce que vous pourrez voir dans ce musée spectacle :

 

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(photos du musée : moi-même, photo de groupe : Angeline Mattiocco)

Un peu d’histoire maintenant :

La fête foraine du XIXème siècle est un fait social, un media aussi important qu’ont pu l’être les cathédrales dans les siècles passés et la télévision aujourd’hui. Egalement creuset de toutes les formes de spectacle moderne, on retrouvait sur les champs de foire théâtre, music-hall, bonimenteurs, sport-spectacle, magie et illusions, acrobates, marionnettes…

A la Belle Époque, on y vient pour se divertir mais aussi pour faire des découvertes. Théâtres mécaniques, cinéma, science amusante, musées de cire, démonstrations scientifiques : c’est un lieu vulgarisateur de nouveautés et de technologies.

Souvent dénigrés au statut d’art populaire, les Arts Forains sont aujourd’hui reconnus comme un Art Décoratif à part entière grâce à la qualité et à la diversité du travail. 

Les manèges et baraques préservés aux Pavillons de Bercy témoignent d’un vaste patrimoine et leur présentation aujourd’hui fait revivre une atmosphère semblable à celles que l’on retrouvait dans les fêtes du XIXème siècle.

L’Histoire des Pavillons de Bercy-Musée des Arts Forains  est intimement liée à celle de leur créateur, Jean Paul Favand, metteur en scène du Patrimoine du spectacle et des Arts Forains.

Trouver un endroit à la hauteur du patrimoine de la fête n’est pas tâche aisée. Le Musée des Arts Forains s’implante en 1996 dans le quartier de Bercy, dans les anciens chais à vin Lheureux, d’époque XIXème .

Bercy est surtout connu comme un quartier festif au XIXème siècle. Ce Joyeux-Bercy alors au-delà des limites de Paris jouissait du privilège de la détaxe du vin. Les guinguettes s’y sont tout naturellement installées ainsi que les principaux entrepôts de négociants.

Devenu Pavillons de Bercy, le musée renoue avec les réjouissances du passé en mêlant tradition festive et lieu de mémoire vivant du patrimoine du spectacle et du divertissement. Il accueille plus de 300 000 personnes par an.

Avec ses ressources de documentation et ses ateliers de restauration, le musée est un lieu de découverte et de préservation. Jean Paul Favand y déploie ses spectacles et ses collections sur une surface de 11 400m2 avec une attention toute particulière aux nouvelles technologies.

Jean Paul Favand devant le manège de vélocipèdes

Montreur de curiosités, marieur d’objets, maître de manège, maître de chais, maître de cérémonie, Jean Paul Favand, un mètre soixante-seize… est un autodidacte qui a lui-même dessiné son parcours et créé la plupart de ses métiers.

Sa démarche artistique et son intérêt pour les objets de curiosités, le conduisent à rencontrer de nombreux artistes. Il va notamment côtoyer les surréalistes, comme Dali à qui il a fourni des pièces pour son musée de Figueras et devient entre autres, proche de Doisneau ou encore de César.

Alors que cette collection ne cesse de croître, il devient impératif de restaurer et stocker ces objets de curiosité. C’est ainsi que germe l’idée d’un lieu de mémoire des objets de la fête, pour les faire revivre au présent et les préserver pour le futur.

Fort de son expérience de mise en scène de plus d’une cinquantaine d’expositions-spectacle, ou encore de la création de son bistrot à thème, Le Tribulum, Jean Paul Favand donna naissance à une scénographie innovante afin de créer un musée vivant.

Ce musée-spectacle se différencie des musées classiques. Il est en effet rare de voir un musée sans vitrines ni cartels, dans lequel il est autorisé de toucher les objets. Le visiteur entre dans les salles tel un acteur entrant en scène en passant sous des rideaux de théâtre. 

Tout comme les forains utilisaient à la Belle Epoque les techniques de la Révolution Industrielle, Jean Paul Favand se tourne vers le futur et les innovations technologiques depuis plus de vingt ans afin de donner vie à ses objets. « Le passé y a rejoint le futur, et c’est lui qui permet d’humaniser les techniques contemporaines que j’inscris dans ma démarche de mise en scène » JEAN PAUL FAVAND

C’est ainsi que, grâce aux spectacles multimédia présentés dans les salles du musée, où les lanternes magiques sont remplacées par des vidéoprojecteurs, les fantasmagories de Robertson et les théâtres mécaniques forains peuvent revenir à la vie. Mais si le numérique offre de nombreuses possibilités, il n’en reste pas moins un simple outil, et c’est toujours dans la tradition que les scénographies de Jean Paul Favand trouvent leurs racines.

Source : http://arts-forains.com